https://youtu.be/DhhHzTqAHiI?is=1WmQC8zppYdIj7U1
Vidéo proposés par Gab' dans un cannal privé, mais j'me suis dit qu'il y avait des points utiles à REVOL ou au moins pour nous faire réfléchir (#saféréfléchir)
Les logiciels libres et les communs numériques peuvent être vus comme des outils de robustesse, pas seulement comme des choix éthiques.
==> Un système uniquement pensé pour la performance devient souvent fragile : centralisation, dépendance à une entreprise, perte de compétences, formats fermés, impossibilité de réparer ou de migrer.
À l’inverse, le libre favorise :
- la diversité des outils et des hébergeurs ;
- les formats ouverts et l’interopérabilité ;
- la réparation, l’adaptation et la transmission ;
- la documentation et le partage des compétences ;
- la décentralisation et les solutions de repli ;
- une gouvernance plus collective ;
- la possibilité de reprendre ou de forker un projet.
Un commun numérique robuste ne dépend pas d’une seule personne, d’un seul serveur ou d’une seule entreprise. Il doit pouvoir continuer à vivre, évoluer et être repris malgré les pannes, les départs ou les changements de contexte.
L’objectif n’est donc pas forcément de créer "le meilleur outil", mais un écosystème d’outils compréhensibles, compatibles et maîtrisables par leurs utilisateur·ices.
Points en désordre (et des répétitions) :
- Le logiciel libre comme infrastructure de robustesse collective
- De la performance numérique à la robustesse numérique
- Un logiciel que l’on peut réparer, adapter et transmettre
- Pas une solution unique, mais un écosystème de solutions
- La diversité logicielle comme protection contre les pannes et les dépendances
- Un commun numérique ne se consomme pas : il s’entretient
- L’efficacité d’un outil ne suffit pas à garantir sa durabilité
- La centralisation optimise les flux ; la décentralisation préserve les possibilités
- Le code source comme possibilité de reprise
- La documentation comme mémoire du commun
- L’interopérabilité comme liberté de changer de chemin
- Le fork comme solution de repli démocratique
- La coopération moins rapide, mais plus durable
- Des technologies compréhensibles et transformables par leurs usager·ères
- Préserver les savoir-faire plutôt que remplacer les personnes par des boîtes noires
- Un numérique au service de la robustesse des territoires
- Le libre non comme retour en arrière, mais comme reprise de contrôle
- Ralentir certaines décisions pour éviter une dépendance durable
- Maintenir plutôt qu’innover sans fin
- Construire des outils capables de survivre à leur créateur·ice